Quelques Récapitulatif sur l'airsoft .

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Quelques Récapitulatif sur l'airsoft .

Message  doberman le Sam 3 Déc - 16:24

À l'origine, Airsoft désigne l'utilisation en général pour les loisirs de répliques d’armes (airsoft gun) propulsant par gaz ou air comprimé des billes de matière plastique de diamètre 6 mm ou 8 mm, d'un poids variant de 0,12 g à 0,50 g, en rafale ou au coup par coup. À l'origine conçues pour le tir sur cible ou la collection, des passionnés ont eu l'idée d'utiliser ces répliques dans une activité ludique opposant, en général, deux équipes dont les joueurs sont munis d'une protection oculaire (obligatoire) et d’une ou plusieurs répliques. En l'absence de marque colorée signalant le contact avec la cible atteinte (les billes étant rigides et ne contenant aucun colorant, à l'opposé de l'activité paint-ball), le jeu repose uniquement sur le fair-play des joueurs touchés.

Il existe de nombreux types de scénario pratiqués couramment : la capture de drapeau, le deathmatch en équipe ou encore la protection de VIP.

Règles du jeu :

Le jeu est très tactique et est un sport d'équipe très riche en interactions. Il présente par ailleurs l'avantage d'être très complet en demandant un large panel de compétences.

Le but est de réaliser les objectifs d'un scénario fixé en début de partie : prise d'otage, escorte, prise de drapeau ou de bâtiment, élimination d'un VIP, déminage, évacuation de blessé, match au touché par équipe... Pour réaliser leurs objectifs, les joueurs ont la possibilité d'éliminer temporairement les membres de l'équipe adverse. Le joueur qui se fait toucher par une bille doit crier « OUT » ou « touché ! » (hors-jeu) et retourner dans un poste de vie (point de respawn ou de réinsertion) ou rester hors-jeu pendant une durée déterminée.

Les joueurs peuvent également tenir un rôle : les plus courants sont celui du médecin (possibilité de "soigner" les joueurs éliminés), les ingénieurs, ou encore les snipers.

Il est à noter qu'un scénario préétabli n'est pas nécessaire pour jouer, certaines parties consistent simplement à "mettre out" ( = toucher = éliminer : "out") tous les joueurs de l'équipe adverse, avec ou sans limite de temps.

Étant donné l'absence d'instance supérieure de règlementation en France, chaque équipe ou association locale de joueur adopte son propre règlement. On peut cependant noter des constantes : la limitation de la puissance des répliques en fonction de leur type et l'utilisation du "OUT" par exemple. D'autre part, le nombre pour ainsi dire infini de variantes possibles pour les scénario permet une grande variété de styles de jeu. On peut ainsi trouver des équipes axées sur la tactique et le côté réaliste (scénario inspirés de conflits armés réels) autant que des parties plus axées sur le jeu de rôle (scénario tournant autour de conflits réels ou fictifs, parfois futuristes, ou attribuant des rôles spécifiques à certains joueurs).

Les parties d'airsoft peuvent s'inspirer de périodes de l'Histoire, de la Seconde Guerre mondiale jusqu'aux conflits actuels tel que la guerre en Irak en passant par la Guerre froide ou la Guerre du Viet Nam. L'airsoft peut ainsi se rapprocher de la reconstitution historique par l'utilisation de répliques et vêtements conformes à l'époque représentée.




L'airsoft n'est pas à considérer comme une discipline dangereuse, à condition de respecter quelques règles de sécurité élémentaires. Les associations disposent toutes d'un règlement dont voici les points les plus courants :

- Afin d'assurer la protection des joueurs, une protection oculaire homologuée est obligatoire. On trouve des protections de plusieurs types : masque grillagé, masque intégral type paintball ou lunettes. Il est impératif que la protection utilisée soit prévue pour l'airsoft (et fort utile qu'elle soit anti-buée) ;

- Les joueurs peuvent avoir l'obligation d'observer une distance minimale d'engagement selon les puissances des répliques utilisées ;

- Beaucoup d'équipes s'accordent à interdire les tirs en aveugle, les rafales à courtes distances, la visée de la tête lorsque cela n'est pas nécessaire ;

- L'utilisation de chaussures montantes afin de protéger les chevilles ainsi que des habits solides pour protéger le corps.


Les répliques à gaz se divisent en plusieurs catégories :

GBB (Gas Blow-Back) : Leur principe de fonctionnement repose sur le principe du semi-automatique, chaque pression sur la détente provocant la percussion d'une valve qui va libérer une partie du gaz. Celui-ci va propulser la bille et actionner un bloc pompe qui va avoir pour effet de ramener la culasse en arrière puis en avant au moyen d'un ressort de rappel. Ceci permet l'introduction d'une nouvelle bille dans la chambre de tir. Étant donné leur principe actif (le gaz, souvent un réfrigérant ou un dérivé du propane à l'état liquide), ses performances (puissance notamment) sont fortement influencées par la température ambiante. En effet, en dessous de 0 °C ou par faible température, presque aucun GBB ne fonctionne correctement, le gaz n'ayant pas la possibilité de se dilater correctement. Ces répliques peuvent soit tirer en coup par coup (semi-automatique) ou en rafales (automatique) suivant leur type et leur mécanique interne. Les mécanismes GBB ont l'intérêt du réalisme en simulant le recul de la culasse de la réplique. Mais contrairement aux armes réelles, le canon a plutôt tendance à plonger lors du tir (alors qu'il se cabre sur une arme réelle). Cela s'explique par le fait que la quantité de mouvement du projectile est minime. L'effet mécanique du gaz consiste essentiellement à projeter la culasse vers l'arrière, l'effet de recul s'appliquant alors au reste de la réplique et provoquant son pivotement vers l'avant.

GBBr (Gas Blow-Back Rifle) : Même principe que pour les GBB, mais appliqué sur une réplique de fusil d'assaut.
NBB (Non Blow-Back), parfois GNB (Gas Non-Blowback) : Réplique dont la culasse n'effectue pas un mouvement d'aller retour lors du tir. Le système est simplifié a l'extrême : ici le gaz ne sert qu'à propulser les billes. La culasse n'étant plus mobile, il en résulte une économie en gaz non négligeable qui permet de tirer beaucoup plus de billes. Le chargement des billes s'effectue par un système mécanique actionné par la détente de la réplique, ce qui explique la relative dureté de la course de détente. Ces répliques ne tirent qu'en semi-automatique, puisque les modes de tir automatique requièrent un mouvement de chargement.

CO2 : Les répliques utilisant du dioxyde de carbone, notamment certaines répliques automatiques, l'air étant contenu dans des bouteilles similaires à celles employées au paintball, des sparklets. Les répliques à CO2 peuvent avoir une culasse mobile (type GBB). À noter que certaines de ces répliques étaient très puissantes (environ 400 fps) et sont souvent interdites en partie d'intérieur (CQB (en)).

Lance-grenades : Certains AEG peuvent être équipés de lance-grenades, notamment les M16 et dérivés, les G36, les AK47 et dérivés et les tout nouveaux SCAR. Ces accessoires se fixent de 2 manières différentes suivant les modèles :

- Soit directement sous le canon à la place du garde main (démontage partiel souvent nécessaire)

- Soit sur un rail au standard 20 mm (genre "Picatinny") attaché au garde main (rapidement détachable)

Manuel :

- Les répliques manuelles (dites spring, littéralement "à ressort") : le réarmement est manuel (après chaque tir). Ce principe est utilisé principalement sur les répliques de fusils sniper, à pompes ou pistolets.

- Les bolts ou répliques de précision : limités en billes mais ayant une plus grande portée/précision, ils fonctionnent sur le principe des spring et bénéficient généralement d'améliorations installées par les joueurs, comme un canon dit "de précision", un ressort de puissance et toutes autres pièces utiles. Ils sont relativement peu bruyants mais leur cadence de tir est limitée, et la force employée pour réarmer leur ressort à chaque tir augmente proportionnellement à la force du ressort utilisé. Ces répliques de fusil de précision peuvent avoir une puissance allant jusqu'à 2 joules, limite légale en France.

Électrique :

Le lanceur automatique AEG (Automatic Electric Gun) ou AEP (Automatic Electric Pistol) pour les répliques d'arme de poing. Ces répliques éjectent les billes en rafales grâce à un système électrique relativement simple contenu dans un composant appelé gearbox : un moteur électrique entraîne des engrenages, entraînant eux-mêmes un piston qui va comprimer un ressort. À la fin du cycle, les engrenages relâchent le piston qui va, par la détente rapide du ressort, comprimer un volume d'air plus ou moins grand suivant le cylindre installé.





Ces répliques permettent une utilisation soutenue et une autonomie assez élevée en fonction de la puissance et la capacité de la batterie utilisée. Leur puissance est modifiable par simple changement du ressort, mais le renforcement de nombreuses autres pièces peut s'avérer nécessaire afin de conserver la fiabilité de la réplique et éviter les casses.

Batterie :

Les types de batteries utilisées évoluent avec les progrès du modélisme classique : les batteries de type NiCd, NiMH sont les plus utilisées, mais sont sources de problèmes divers tels que l'obligation de décharger intégralement la batterie avant recharge (pour les NiCd) et une sensibilité aux conditions atmosphériques (perte d'autonomie par temps froid). Un nouveau type de batterie, les LiPo tend à se répandre dans l'airsoft, surtout grâce à un prix réduit comparé aux autres types de batteries, et aussi grâce à un gain d'autonomie. Cependant, les LiPo demandent plus d'attention que les NiMH ou NiCd, car elles sont sensibles aux chocs, et il est donc fortement conseillé d'utiliser un sac en kevlar pour les stocker, transporter, ou charger (surtout pour minimiser les risques de dégâts importants si l'enveloppe de la batterie LiPo a été dégradé et prend feu). Cependant, malgré la mauvaise réputation qu'ont ces batteries LiPo, pour peu que l'utilisateur soit soigneux, elles ne présentent pas plus de risques qu'un autre type de batterie

Testeur de lipo :





Billes :

Les billes d'airsoft ou bbs ont un diamètre de 6 mm (ou 8 mm sur certains modèles produits par la firme Marushin). Généralement, les billes sont en plastique ou biodégradables (à base d'amidon de maïs ou encore faites d'un mélange de résine et de fragments d'orge). La durée de fragmentation des billes est sensiblement identique en apparence.

Il existe différentes qualités de billes et différents grammages allant de 0,12 g à 0,45 g et même plus. Pour un AEG classique, on utilise principalement des grammages entre 0,20 g et 0,25 g, les billes lourdes sont plutôt réservées aux tirs de précision. La vitesse de sortie baisse proportionnellement à l'augmentation du poids de la bille2, mais sa stabilité dans l'air s'en trouve accrue. Elle permet ainsi d'avoir une trajectoire plus stable et une résistance au vent plus élevée (ce qui représente un intérêt non négligeable lorsque l'on tire avec un lanceur "manuel" à ressort encore appelé "spring", d'une cadence de tir très faible). Le choix du grammage est choisi selon le type de réplique et des conditions. On choisira de préférence un grammage léger pour les répliques peu puissantes (pistolets à ressort par exemple) afin d'augmenter leur portée, un grammage moyen pour les répliques ayant un mode de tir automatique (fusils d'assaut, mitraillettes, certains pistolets) pour accroître la précision, cette dernière étant la faiblesse des armes automatiques, un grammage lourd pour les répliques puissantes manuelles à répétition (fusils sniper, fusils à pompe, etc.) pour avoir un maximum de précision tout en conservant une portée élevée due à la plus grande puissance de ces répliques.

Mais il y a aussi les condition de jeu qui peuvent être un facteur de choix de grammage des billes :

- le vent déviant plus les billes légères, on peut utiliser un grammage plus élevé pour ces conditions.

- le type de terrain. S'il est court les échanges de tir seront rapprochés, d'où le fait d'avoir des billes plutôt lourdes pour augmenter la précision en dépit de la puissance, a l'inverse si le terrain est vaste, les échanges de tir se feront souvent a distance et l'on préfère des billes plus légères pour augmenter la portée de la réplique en sacrifiant de la précision. Évidemment, le choix des billes est au bon vouloir de l'utilisateur qui choisira le type de billes qui lui conviendra le mieux.

Accessoires et personnalisation :

Le personnalisation de réplique est de plus en plus à la mode depuis quelques années. Il consiste à effectuer des modifications plus ou moins importantes à sa réplique, allant d'une modification de la puissance à un remaniement complet de l'aspect esthétique et technique, débouchant le plus souvent sur des répliques à caractère unique. Des joueurs coréens ont ainsi créé de toutes pièces un AEG très puissant à double canon doté d'une gestion électronique à affichage digital de la partie puissance. Les répliques qui se prêtent le plus volontiers au custom sont les répliques de type "Armalite" (M-16 et dérivés), du fait de leur popularité (cinéma, télévision, jeux vidéo...) et du nombre extrêmement grand d'accessoires et pièces disponibles sur internet et en magasin.

Une des personnalisation les plus courants consiste à rajouter des accessoires ne nécessitant aucun démontage (ajout d'une lunette ou d'un collimateur de visée électronique (red dot), d'un silencieux... Ensuite, vient l'ajout d'un rail (RIS, RAS) (Rail Integrating System), remplaçant généralement le garde main du lanceur. On peut alors y attacher une lampe, un désignateur laser, une poignée, un lance-grenades ou tout autre accessoire plus ou moins utile.

Pour les plus bricoleurs, il est possible de modifier les caractéristiques d'une réplique (puissance, cadence, précision, fiabilité...) en changeant certaines pièces internes comme le ressort, les engrenages, le canon et tout autres pièces nécessaires au bon fonctionnement du lanceur. En effet, de nombreux accessoiristes proposent des pièces détachées compatibles d'une très grande qualité.

On peut également noter l'apparition du "Weapon Painting". Cela consiste à personnaliser sa réplique d'airsoft en lui appliquant plusieurs couches de peinture, le plus souvent en se servant d'un aérographe. Différentes peintures peuvent être réalisées (Woodland, digital, etc...) mais restent bien souvent dans la continuité de la tenue générale de l'airsofteur.


Les Terrains :

L'airsoft se pratique habituellement sur des terrains naturels ou urbains. Les forêts et les constructions abandonnées sont les terrains de jeu privilégiés. Par souci d'éviter d'inquiéter ou de gêner la population lors de la pratique de ce loisir (car il peut être mal perçu au premier abord à cause des tenues et de l'aspect même des répliques) il est de rigueur de choisir des terrains assez éloignés des habitations.

Il est obligatoire d'avoir l'autorisation de jouer sur le terrain : un accord écrit avec le(s) propriétaire(s) identifié(s). Dans le cas contraire, les contrevenants risquent des poursuites pénales pour violation de propriété privée, effraction etc…

Si le terrain est accessible par des personnes non joueuses, la sécurisation par signalisation, sous forme de panneau et écriteaux, de la zone d'évolution des joueurs est indispensable pour prévenir des risques encourus. Prévenir la gendarmerie ou le commissariat de Police compétents qu'une partie est en cours sur le secteur est fortement recommandé.

Les équipes :

Il existe de nombreuses équipes d'airsoft qui rassemblent des joueurs soit par affinités particulières ou alors par attachement à un style de jeu (MilSim par exemple). Ces équipes sont des associations de fait (non déclarées auprès de la Préfecture ou de leur Tribunal d'Instance), mais la création récente de la Fédération Française d'Airsoft amène de nombreuses équipe à revoir leur forme et à se transformer leur équipe en association déclarée.

Les équipes françaises tendent aujourd’hui vers une reconnaissance plus officielle en créant des associations loi 1901 souscrivant à des assurances, en se fédérant sous la bannière de la Fédération Française d'Airsoft (FFA), la Fédération Française de jeu de rôle Grandeur Nature (FédéGN) ou l'Union Française des Associations d'Airsoft (UFAA). Internet contribue largement à l’essor de cette discipline et les airsofteurs se rencontrent grâce aux divers fora nationaux ou régionaux.

Les présidents d'associations et/ou leur représentants devront constamment avoir avec eux la copie des statuts et déclaration de l'association, l'autorisation d'utilisation du terrain, les copies des décrets 95-589 du 6 mai 19954 et 99-240 du 24 mars 19993 qui sont les deux textes de loi qui concernent et régissent cette activité lorsqu'ils se trouvent en partie avec leurs membres.

Ces équipes peuvent avoir un code vestimentaire et matériel particulier donnant une identité visuelle à l'équipe lors des rencontres durant lesquelles deux ou plusieurs équipes s'affrontent.

Les airsofteurs ne sont néanmoins pas tous intégrés dans des équipes et il n'est pas rare de voir de nombreux joueurs évoluer pendant plusieurs années en dehors des équipes. Ces joueurs sont appelés des "joueurs freelance" ou "freelancers".
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